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Moral en berne : les jeunes et les adolescents dépriment

Déprime des jeunes : l'attente est longue et la détresse psychologique s-accroit
Temps de lecture : 5 minutes

Déprime des jeunes, une grave conséquence de la pandémie : La détresse psychologique des jeunes s’accroît

déprime des jeunes, conséquence de la pandémie
Photo by Phil Hearing on Unsplash

Si le premier confinement pouvait prétendre entrer dans les expériences inédites à explorer, un an plus tard cet attrait là ne s’exerce plus et la déprime chez les jeunes se développe.

Malgré un premier confinement strict et ses larges restrictions de liberté, les jeunes ont résisté.

En mars, c’était le printemps, il faisait incroyablement beau, on pouvait encore se voir sourire, et, surtout, on pensait que cet effort là nous rendrait bien vite la liberté et l’insouciance. Le prix à payer pouvait paraître lourd mais l’émulation collective dirigée vers un meilleur à portée de main permettait l’optimisme.

Les jeunes ont joué le jeu. Certains s’y sont adaptés en bouclant leurs valises pour partir en bande se confiner à la campagne. Finalement, c’était pas si mal cette pause. Il y avait un petit air de vacances. Des diplômés Bac + 4, 5, 6… se sont émerveillés devant la pousse de leurs carottes et salades, sont partis cueillir des fraises ou des asperges, tout était dans l’esprit d’une parenthèse, d’une découverte, et c’était bien comme ça.

Loyaux envers leurs aînés, fidèles à leurs valeurs de solidarité, les jeunes ont ainsi accepté de s’enfermer pour protéger leurs aînés. On ne le dira jamais assez. Les 18/25 ans sont la partie de la population qui sortait le moins, à la différence de leurs aînés. Alors que 25% des 65-75 ans sortaient une fois par jour, 31% des 18-24 ans ne sont jamais sortis. MERCI à eux et BRAVO !

Face à la crise sanitaire, les jeunes ont résisté. L’inquiétude des parents quant à l’avenir, toujours plus forte que celle des jeunes, ne les déstabilisait pas plus que ça. Rentrée masquée, cours en distanciel généralisés, les jeunes s’adaptaient mais on notait une fragilisation. Lors des stages ou de mes accompagnements, je constate une nette lassitude s’installer face à cette vie rétrécie : “ça fait long, là…. y’en a marre…”

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Le deuxième confinement, puis les couvre-feux de plus en plus restreints ont érodé le moral des jeunes. “C’est dur d’avoir 20 ans en 2020″… Oui ! C’est dur. Qu’on en ait 18, 20 ou 25.
C’est justement l’âge où on a soif d’explorer le monde, rêver l’avenir, échanger des idées, se construire en dehors de sa famille, envisager des possibles, imaginer des ailleurs, prendre des risques, se projeter, devenir autonome, rencontrer de nouvelles têtes, faire la fête, rire et parler avec les copains. Se voir ainsi refuser le monde, coupés dans leur élan d’invention de leur avenir, les jeunes dépriment de plus en plus. Ils n’ont plus ces temps de fête pour compenser, respirer, se rencontrer, socialiser. Leur chambre devient leur antre. Fini les perspectives Erasmus, les échanges en université. Il faut attendre. Jusqu’à quand ?

Fort désarroi pour les jeunes : cette situation de pandémie ne leur permet pas de répondre à leur besoin d’autonomie.

Les conséquences matérielles et psychologiques sont évidemment liées. Pour beaucoup, outre une vie sociale restreinte, l’impossibilité d’accéder à l’autonomie les mine. Rappelons que ce chemin vers l’autonomie est un besoin vital, particulièrement fort à cette époque de leur vie où ils cherchent à sortir du cocon familial et devenir.

La fermeture des bars et restaurants privent les étudiants de nombreux jobs. La rareté des offres d’emploi transforme la recherche d’emploi en porte d’entrée vers la dépression. Non seulement, les offres d’emploi pour les jeunes sont rares mais bien souvent indécentes. Combien d’entreprises ou d’organisations cherchent des profils Bac + 5 avec des compétences multiples (autant en informatique, qu’en communication, gestion de projet ET travail d’équipe – bilingue obligatoire) pour un stage de 6 mois ou un service civique ?? Ces “offres” honteuses sont pléthore et aggravent la déprime des jeunes.

Ils se mettent à douter de leurs compétences, de leur capacité à participer au monde, et perdent estime et confiance en eux. Se perçoivent alors comme incapables de gagner 3 sous, prendre leur place dans la société, être utiles. Ils tentent d’avancer, plombés par un très fort sentiment d’avoir perdu la main. Beaucoup de jeunes se sentent ainsi enfermés dans une dépendance aux situations extérieures, et ne voient plus comment se sortir d’une situation où le matériel prime.

Une précarité qui les conduirait à négliger valeurs et idéal : c’est un choc qui pourrait vite les désespérer

“On se larbinise” me disent-ils tristement. Le manque de perspectives abaisse inévitablement les critères et “on devient capable d’accepter des trucs pourris”. La perte de confiance en soi s’accélère dramatiquement vite et “on perd confiance dans celui ou celle qu’on était avant. L’attente est trop longue”.
Encore éclairés par leurs idéaux, ils restent vigilants sur ces compromis qui ne doivent pas s’ancrer de manière pérenne. Mais pour combien de temps ? Le spectre d’un monde de surexploitation humaine, la peur de perdre de vue eux-mêmes leurs idéaux et leurs principes mêmes, les interrogent anxieusement.

Cette génération a mal à l’âme. Garder le moral devient de plus en plus dur. Qu’ils passent leur Bac “sans le passer vraiment”, étudient isolés dans leur chambre, cherchent un job qui corresponde à la qualité et durée de leurs études, tous ces accès à la réalisation de soi sont devenus compliqués, voire douloureux.

Où suis-je utile ? Où suis-je essentiel ? quand les jeunes n’arrivent plus à répondre

Notre responsabilité est de les aider, les entourer. Que ce soit au niveau, familial, médical, professionnel et bien évidemment politique. Les mesures récentes, avec notamment la proposition des chèques psychologiques pour les étudiants sont une bonne chose. Il faut l’étendre à tous ceux qui n’ont plus ce statut, sortis récemment du cursus étudiant. Ceux-là sont invisibles et paient cher, très cher leur mise sur le marché de l’emploi au moment de la pandémie. Ce tempo désastreux les place sur une liste d’attente dont ils ne voient plus la fin, un marché de l’emploi qui ne leur offre RIEN. L’urgence est de ne pas ajouter à cette crise sanitaire et économique un entre-soi générationnel qui condamne les jeunes à la précarité et à la désespérance.

Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.

Parfois attribué à Einstein, comme souvent…, parfois à Napoléon

A l’heure où la société se retrouve clivée entre “essentiel” et “non essentiel” quelle part laisse-t-on aux jeunes ?

Sartre a dit que l’une des vérités les plus élémentaires de l’existence humaine est le manque. D’argent. de nourriture. d’eau. d’espace. D’amour. De sexe. Soit on se les dispute, soit on apprend à les partager. Tous, nous sommes inextricablement liés.

Croire en eux, c’est l’essentiel dont ils ont besoin pour parvenir à vivre pleinement l’aujourd’hui. A nous de croire en eux s’ils n’en sont plus trop capables pour eux-mêmes. Oui, c’est dur d’avoir 20 ans en 2020, et leur détresse psychique actuelle est normale, eu égard à la situation. Elle n’est pas irréparable pour autant; donnons leur des clés pour demain, une place, une espérance. C’est essentiel.
Qu’ils s’en emparent pour changer de monde. Ils en rêvent, pas vous ?
Transformer le monde, ça, ça devient essentiel.

–> En savoir plus sur l’impact de la pandémie de covid 19 sur les populations jeunes à travers le monde :
https://www.oecd.org/coronavirus/policy-responses/youth-and-covid-19-response-recovery-and-resilience-c40e61c6/

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